Comment créer un faux virus inoffensif ?

En matière de cybersécurité, les virus constituent une menace réelle pour tout type de système informatique. L’infection présente différents niveaux de gravité, du vol de ressources à l’endommagement d’un ordinateur. Dans un tout autre domaine, il est possible de créer un faux virus sans avoir l’intention de nuire. Comment faut-il s’y prendre pour créer des programmes inoffensifs ou de faux messages d’erreur ?

Qu’est-ce qu’un faux virus ?

Comme sa dénomination l’indique, un faux virus informatique est un programme inoffensif qui consiste en une « blague » informatique. L’objectif est de faire croire à un tiers que son ordinateur est victime d’une infection. D’autres effets peuvent être obtenus, notamment en se servant de commandes de type ping localhost, CMD, SET ou d’un fichier exécutable EXE. Le lecteur de CD peut s’ouvrir et se refermer tout en clôturant la session de travail. Les paramétrages de la souris sont déréglés, pour la rendre très sensible. Un crash de Windows peut également être simulé, sans nul dommage pour le système.

Au même titre que des cybermenaces avérées, il existe différentes méthodes pour le créer, avec une fonction random ou start, par exemple. Les effets souhaités sont aussi différents :

  • le plantage de l’unité informatique ;
  • le ralentissement ou le blocage des ressources ;
  • l’affichage d’un écran bleu ;
  • un message d’alerte ou d’erreur susceptible d’inquiéter l’utilisateur…

En règle générale, les faux virus concernent surtout les appareils équipés du système d’exploitation Windows. 

Créer un faux virus inoffensif : 4 techniques faciles

Sans posséder des connaissances avancées en programmation, il est possible de créer un faux malware ou virus de manière réaliste, et qui présente un danger nul. Pour que la blague fonctionne, l’antivirus de l’ordinateur (Kasperspky Antivirus ou autre) doit être désactivé. Attention, les éléments qui suivent sont uniquement proposés pour une plaisanterie. Tout autre usage est proscrit.

Le faux virus Blue screen of death

Ce faux virus consiste à afficher une page bleue qui indique que le système est infecté. Pour le créer, il suffit d’entrer des lignes de textes personnalisables dans le bloc-notes. Enregistrez votre travail avec l’extension « bat ». Pensez à le renommer pour que l’utilisateur croie qu’il s’agit d’un fichier familier. Le déclenchement du fameux écran bleu se produit lors de son ouverture. Afin de le retirer en toute simplicité, ouvrez le gestionnaire de tâches (touches Ctrl + Alt + Suppr), puis faites un clic droit sur l’icône du bloc-notes, et sélectionnez l’option « Fin de tâche ».

Forcer une longue mise à jour fictive

La mise à jour de Windows peut également être falsifiée. L’affichage à l’écran crée un démarrage long, et un téléchargement du faux upload tout aussi laborieux. Le principe est relativement simple, puisqu’il n’est pas même nécessaire d’entrer une ligne de code, de réaliser une commande CMD automatique ou de lancer un fichier SET ou EXE. Il vous suffit de télécharger un fond d’écran qui imite le déroulement de la mise à jour. Pour parfaire l’illusion, passez-le en mode plein écran à l’aide de la touche F11.

Faire détecter un faux virus à son antivirus

Contrairement à ce qui a été indiqué auparavant, ce programme nécessite de conserver l’antivirus actif. L’idée est d’interpeller l’utilisateur avec un ou plusieurs messages d’alerte sur la potentielle infection de l’ordinateur. Le téléchargement du test EICAR permet d’obtenir l’effet escompté. Attention à bien retenir le chemin d’accès, pour ensuite le supprimer. Le risque est nul en matière d’infection. Par la suite, il est possible de vérifier le bon fonctionnement d’un réseau avec la commande ping localhost.

Afficher un message d’erreur personnalisé

À partir d’une commande ECHO, vous pouvez afficher un message d’erreur sur le bureau, même si d’autres logiciels sont ouverts. Par exemple, « start a new session immediatly ». L’aspect est un peu plus technique, car il faut renseigner le contenu du texte dans un fichier bloc-notes avec des icônes et des boutons qui précèdent le code « x=msgbox ». Il est possible de générer une suite de nombres aléatoires avec la fonction random. Pour ce faux virus, l’extension de l’enregistrement n’est plus « bat », mais « vbs ».

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