Cyberharcèlement : que faire ? Que dit la loi ?

Quel que soit son degré d’importance ou le profil de la victime, le cyberharcèlement constitue un délit qui relève du Code pénal. Il est passible d’une amende, voire d’une peine d’emprisonnement pour les cas les plus graves. Comment lutter contre le cyberharcèlement ? Quels sont les recours juridiques pour poursuivre les auteurs ?

Le cyberharcèlement

Au travail, à l’école ou dans la vie privée, le cyberharcèlement peut se manifester en différentes circonstances. Il est similaire à d’autres formes de harcèlements ; que ces derniers soient de nature sexuelle, scolaire ou morale. Qu’entend-on exactement par ce terme ? En quoi consiste la loi contre le cyberharcèlement ?

Définition

Comme sa dénomination l’indique, le cyberharcèlement implique l’utilisation d’un moyen de communication (smartphone, ordinateur…) pour perpétuer un comportement agressif envers une personne. Il se produit via Internet (les réseaux sociaux, les messageries instantanées ou les boîtes mail). Il peut être commis par un ou plusieurs auteurs, mais se distingue toujours par sa récurrence.

Également orthographié cyber harcèlement, ce délit se manifeste à travers des moqueries, des insultes, des menaces ou des propos haineux. Usurpation d’identité, rumeurs, publication de photos sans consentement ou détournement à usage sexuel… Ce dernier point est assimilé à de la pornographie infantile s’il concerne des jeunes de moins de 18 ans. 

Loi contre le cyberharcèlement

En France, le droit pénal permet de lutter contre le cyberharcèlement grâce à des recours juridiques. En complément d’un signalement à la police ou à la gendarmerie, la victime peut réunir des preuves afin de soutenir le travail d’enquête. À partir de captures d’écran en ligne ou d’autres moyens, l’authentification des éléments peut se faire avec un représentant de l’État, comme un huissier de justice. S’ensuit alors un dépôt de plainte.

La loi prévoit différentes sanctions pour punir les harceleurs. Dans l’éventualité où ce dernier est mineur, la peine encourue va de 12 à 18 mois de prison et jusqu’à 7 500 € d’amende. L’auteur majeur risque deux à trois ans de prison, ainsi qu’une amende de 30 000 à 45 000 €. Des règles spécifiques s’appliquent s’il a moins de 13 ans.

Que faire pour prévenir le cyberharcèlement ?

Il est important que les victimes de cyberharcèlement signalent ce type de comportement à une personne de confiance (vie privée, travail, école…), ainsi qu’aux autorités compétentes. Il convient également de ne pas répondre aux provocations. À titre préventif, il est recommandé d’installer des outils de protection numérique pour les jeunes afin de sécuriser leur navigation sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Il peut s’agir d’un système de contrôle parental associé à un antivirus.

Comment lutter contre le cyberharcèlement ?

Que l’on soit une victime, un témoin ou un proche, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour lutter contre le cyberharcèlement. Il est question de moyens humains et techniques pour accompagner, faire preuve de prévention et trouver des solutions. 

Le numéro cyberharcèlement

S’il est important d’avoir une bonne connaissance de la loi contre le cyberharcèlement, il existe également des interlocuteurs dédiés. Le numéro de cyberharcèlement, 3020, est un service gratuit. L’association e-enfance est aussi joignable au 0800 200 000 pour écouter, prodiguer des conseils et aider à supprimer les propos blessants.

Conseils pour éviter le cyberharcèlement

Comme évoqué plus haut, il est conseillé d’installer un logiciel de contrôle parental tel que Kaspersky Safe Kids. Celui-ci est compatible avec les PC, les Mac, les tablettes et les appareils de téléphonie mobile. Il constitue un outil efficace contre le cyberharcèlement. D’autres fonctionnalités permettent de garantir la sécurité des activités en ligne de vos enfants. Suivi de navigation Internet, blocage de sites aux contenus non appropriés, gestion du temps passé sur les écrans, géolocalisation en temps réel, vérification de l’activité sur les réseaux sociaux… Chaque option est facilement paramétrable. Il est même possible de se servir d’un indicateur de charge pour surveiller la batterie.

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