Cybercriminalité : qu’est-ce que c’est, et comment lutter ?

Avec plus de la moitié de la population mondiale connectée à Internet, les cybercriminels bénéficient d’un immense “espace” pour commettre leurs méfaits… En France comme à l’international, la cybercriminalité est prise en compte par le droit, mais les victimes sont toujours plus nombreuses alors que la plupart des criminels échappent à la justice. 

La cybercriminalité, qu’est-ce que c’est ?

Cybercriminalité : définition

La cybercriminalité est l’ensemble des crimes, délits et actes illégaux commis à l’aide d’un système informatique relié à un réseau. Ce type de criminalité se commet ainsi avec un ordinateur, par exemple, sur un réseau comme Internet. Le crime informatique peut viser un appareil, un réseau, une entreprise ou encore une personne.

La cybercriminalité en France

En France, pas moins de 26 millions de personnes ont été victimes d’une cyberattaque en 2019, et 8 entreprises sur 10 subissent une attaque chaque année. Pharos, une plateforme de signalement, a été mise en place pour les victimes. Il existe plusieurs organismes et services de police contre la cybercriminalité :

  • l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), un organe de la police nationale ;
  • le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) du Service central du renseignement criminel (SCRC), le service cybercriminalité de la gendarmerie nationale ;
  • la Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI) ;
  • l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), qui fait partie du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) ;
  • le commandement des forces de cyberdéfense des armées françaises, le service cybercriminalité du ministère de la Défense.

La cybercriminalité dans le monde

Dans le monde, la cybercriminalité touche environ 1 milliard de personnes. Des organes internationaux ont été créés pour lutter contre la criminalité informatique :

  • des services au sein d’Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle, avec une collaboration entre les différents services de police contre la cybercriminalité à l’international ;
  • le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d’Europol, l’agence européenne de police criminelle ;
  • l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA), service cybercriminalité de l’Union européenne.

Le programme Safer Internet, un programme de prévention européen, a été mis en place pour sensibiliser les jeunes internautes aux risques sur Internet. Il permet aussi de signaler des cybercrimes, et apporte un soutien aux victimes de crimes et à leur entourage. 

Quels sont les différents types de cybercriminalité ?

La cybercriminalité existe sous de nombreuses formes. Le but des cybercriminels peut être de gagner de l’argent, de déstabiliser une organisation, ou encore de porter préjudice à quelqu’un. 

Voici la liste des 10 cybercrimes les plus courants :

  • attaque par déni de service (SoS attack) : cette attaque informatique consiste à saturer un serveur en envoyant de multiples requêtes afin de le rendre inaccessible ;
  • ransomwares : ces malwares s’installent sur votre ordinateur à votre insu, puis bloquent l’accès à vos données. Ils exigent le paiement d’une rançon contre le déblocage des données ;
  • botnets : il s’agit d’un réseau d’ordinateurs contrôlé par des cybercriminels pour lancer une cyberattaque, une campagne de spams, ou une attaque par déni de service ;
  • phishing : les pirates informatiques envoient des e-mails en se faisant passer pour une institution, et invitent la victime à entrer des informations confidentielles via une URL ;
  • partage de contenu illégal : il consiste à partager et distribuer des vidéos pédopornographiques, d’activités criminelles, ou prônant des actes de terrorisme ;
  • programmes potentiellement indésirables (PUP) : ces programmes changent les paramètres d’un ordinateur sans l’accord de l’utilisateur ;
  • escroqueries en ligne : elles visent à promettre de fausses récompenses à des personnes via des e-mails pour obtenir de l’argent ou des informations ;
  • cyberharcèlement : il consiste à harceler une personne en recourant à divers moyens (diffusion de rumeurs, insultes, humiliation, menaces) via les réseaux sociaux ou l’envoi d’e-mails ;
  • vol ou usurpation d’identité numérique : ce cybercrime consiste à récupérer les informations personnelles d’un internaute pour se faire passer pour ce dernier, souvent pour frauder, réclamer des aides financières, ou envoyer des e-mails de phishing ;
  • vol d’informations bancaires : les pirates informatiques volent les informations des cartes bancaires et les vendent sur le web. Des faussaires encodent ensuite les informations sur de fausses cartes pour réaliser des achats.

Comment se protéger au mieux contre la cybercriminalité ?

  • Toujours effectuer vos paiements en ligne sur un site sécurisé (dont l’URL commence par “https” et affiche un petit cadenas).
  • Ne jamais communiquer d’informations confidentielles par e-mail, même si vous y êtes invité(e).
  • Ne pas cliquer sur les liens ni télécharger les pièces jointes dans les e-mails provenant d’expéditeurs inconnus.
  • Effectuer une sauvegarde de vos données fichiers sur un disque dur externe ou sur une plateforme sécurisée.

Installer un antivirus tel que Kaspersky Total Security sur tous vos appareils connectés à Internet. Vous profiterez ainsi d’une protection en temps réel contre les virus et les malwares sur vos PC, Mac et appareils mobiles. Avec cet antivirus, vous pouvez aussi sécuriser vos données dans un coffre-fort virtuel en ligne pour ne plus craindre de les voir volées par les pirates informatiques.

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